ANTOINE LÉVY
Economiste, doctorant au MIT
10 avril 2020
Interview : César Bernard
Grande perdante de la crise du Coronavirus, la mondialisation tente de se relever. La division internationale des processus de production a entériné un modèle à effet de cliquet : impossible de revenir en arrière. Tout relocaliser coûte trop cher.
Sentant que le vent leur tourne le dos, qu’un modèle vient à son terme, les défenseurs de la mondialisation avancent leurs arguments, s’estimant être le camp de la raison face à ceux qui, manipulés et complotistes, s’insurgent contre la dépendance accrue due au libéralisme, qui leur aura coûté leur autosuffisance. La mondialisation a permis l’échange rapide d’informations lors de cette crise nous dit-on. En mettant de côté l’ingérence chinoise dans leur transmission du nombre de morts à l’OMC. La mondialisation permet de continuer à échanger biens et services durant la pandémie. En mettant de côté le fait d’avoir bradé nos industries stratégiques si durement acquises après 1945. Et ainsi de suite…
Pour en parler, nous recevons Antoine Lévy.
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BIBLIOGRAPHIE
- Tracts de crise, 2020, Un virus et des hommes