GABRIEL ATTAL

PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

SECRETAIRE D’ETAT AUPRES DU PREMIER MINISTRE

12 OCTOBRE 2021

Présentation : Maélie NGUYEN et Antoine BATTINI

Interview : Elsabé PISANO et Victor RAMZI

 « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. » Une chose est sûre, Gabriel Attal conçoit bien l’ensemble des mesures du gouvernement et arrive ainsi, comme l’explique Boileau, à les exprimer clairement. Pourtant, quelle tâche ingrate que celle de s’approprier pleinement un sujet politique, une réforme ou une décision présidentielle pour n’en parler que trois minutes au cours d’un entretien de quinze minutes ou plusieurs sujets doivent être traités. Quelle tâche ingrate que celle de maîtriser en profondeur l’orientation politique du gouvernement pour n’aborder finalement que superficiellement tous les sujets d’actualité. Cette tâche, c’est celle du porte parole du Gouvernement. Celle que Benjamin Griveaux et Sibeth Ndiaye ont assuré avant lui, plus ou moins brillamment.

Est-ce que les porte-parole pensent ? Certes, les pensionnaires de l’hôtel de Rothelin-Charolais conçoivent bien les choses, mais est-ce qu’ils les partagent pleinement ? La fonction de porte-parole n’est pas exclusive – Najat Vallaud Belkacem a pu être ministre du droit des femmes en même temps – et peut donc aisément se concilier avec un poste de membre actif du gouvernement. D’ailleurs, si le porte-parole n’exerce aucune autre fonction que celle-ci, il est de facto désigné secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre. Mais que se passe-t-il si un porte-parole s’exprime pendant plus d’une heure ? Que se passe-t-il si l’on ne s’adresse plus au représentant des idées du gouvernement et qu’on se tourne vers Gabriel Attal, homme à l’ambition politique sûrement débordante ? Que se passe-t-il s’il abandonne ce « on » impersonnel et qu’il commence à devenir le porte parole de ses propres idées ?

 

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